Projet de construction d'une école de second cycle, le collège, au village de Melga (mai 2009).
Pourquoi un collège ?
Un état des lieux des conditions d'enseignement à Melga, établi lors d'une mission en janvier 2009, nous a obligés à réagir :
- 6 salles de classe pour 9 niveaux, en mauvais état et sans matériel ;
- 92 enfants dans la classe des « petits », à double niveau ;
- 254 élèves en primaire, soit seulement la moitié des enfants en âge d'être scolarisés.
Nous avons donc décidé d'ouvrir un chantier réparti sur plusieurs années, pour apporter aux élèves un minimum de confort et une structure favorisant les apprentissages fondamentaux. Il faudra ensuite envisager la réhabilitation des bâtiments existants, la construction de nouvelles classes, d'une bibliothèque et de logements pour les enseignants.
Le second cycle a été ouvert à la demande des villageois et en concertation étroite avec les professeurs de l'école élémentaire et les représentants de l'Académie de Kayes. Un directeur et un professeur ont été nommés à la rentrée de septembre 2006. L'école élémentaire a dû céder 2 de ses 6 salles de classe, faute d'autre local. Cette situation, qui devait être provisoire, a duré, alors que le nombre d'enfants scolarisés ne cessait d'augmenter.
Le projet
Il consiste à construire un nouveau bâtiment (fondations en béton, maçonnerie en agglos, toiture en tôles ondulées galvanisées) comprenant un bloc de 3 salles de cours, un bloc de direction avec un local de stockage et un bloc sanitaire de 3 latrines, ainsi que des robinets dans la cour. Le terrain appartient au village : les chefs de village l'ont fourni gracieusement. Il se situe en périphérie de Melga, à côté de l'école primaire, du centre de santé et du nouveau marché. L'équipement final comprend le mobilier des salles de classe, la salle polyvalente et le bureau de direction.
La recherche de financement (mai 2009 à janvier 2013)
- Emmaüs International (septembre 2009) ;
- la commune de Sucy-en-Brie (novembre 2009) ;
- la mairie de Montesson (février 2010) ;
- un chantier de solidarité avec la Région Île-de-France (juin 2010) ;
- un dossier auprès des foyers ADOMA (novembre 2010) ;
- en mars 2011, un pré-dossier auprès du Codéveloppement-Mali, financé par l'Union européenne : réponse négative en mai 2011.
Une nouvelle demande est déposée en mars 2012, mais surviennent le coup d'État et la perte du nord du Mali. Fin juin 2012 arrive une réponse positive au pré-dossier : il faut constituer le dossier complet pour le 13 août, en modifiant le budget. Fin décembre 2012, la subvention est officiellement acceptée.
La réalisation (2013)
Les migrants font parvenir aussitôt la part restant à la charge de la diaspora de l'ADM, environ 20 000 euros, sur un compte réservé du Trésor public du Mali. Un contrat est signé entre la cellule du Codéveloppement de Bamako et Gaye Gandéga, adjoint au maire de la commune de Djélébou, qui est le bénéficiaire déclaré de l'action.